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  • Apám halálának nyara  (The Summer my father died),  Noran, Budapest 2006.
    Léto, kdy otec zemrel,  Czech translation by Anna Valentová,  Dybbuk, Praha, 2010.
    The Summer My Father Died,   English translation by George Szirtes,   Telegram, London, 2012.


  • Rédigé à la première personne, le livre relate le destin de deux familles hongroises et, à travers elles, l’histoire de la Hongrie du 20ème siècle. Le père est issu d’une famille de la classe moyenne juive de Budapest, presque complètement anéantie pendant la Shoah. Les parents de la mère sont des paysans sans terre de l’Est de la Hongrie, la région la plus pauvre du pays. Le père cache ses origines juives et la mère n’en est pas consciente. Après la Deuxième Guerre Mondiale, les deux embrassent les idéaux communistes pour reconstruire leur vie.

    Le récit est structuré autour de la mort du père de la narratrice, qui vit à Genève. Les souvenirs qui surgissent pendant la maladie, le décès et le processus de deuil, ainsi qu’au cours de ses voyages entre sa ville natale et sa ville d'accueil évoquent l'histoire tourmentée de deux familles dans le contexte de chapitres clés de l'histoire de l’Europe de l'Est. Ils décrivent aussi une lente prise de conscience de la fille, qui découvre ses origines juives et les défauts de l’idéologie dans laquelle elle a été élevée. Au-delà d'une histoire personnelle, le livre raconte un voyage initiatique, entre rencontres, expériences et références littéraires, philosophiques et émotionnelles. Le récit est rythmé entre passages de journal intime, des lettres et des réflexions sur notre relation à la réalité, la nature, l’art, la vie et le mort. Le ton est vif, plein d’humour noir qui donne davantage de poids aux passages tragiques écrits dans un langage plus poétique.


    Réactions

    Ce livre doit être publié !

    Georg Klein, auteur de ‘Piéta’ et ‘The Atheist and the Holy City’


    Nous savons si peu de ce que signifiait grandir sous ce système Communiste du 20ème siècle, qui avait promis un monde tellement meilleur que le précédant. Dans ce mémoire remarquable, l’économiste Suisse-Hongroise Yudit Kiss découvre une histoire familiale qui a façonnée la sienne bien qu’elle n’en prenne conscience. Un voyage fascinant.

    Lisa Appignanesi, auteur de ‘Losing the Dead’ et ‘All About Love: Anatomy of an Unruly Emotion’

    Un des trois livres les plus remarquables de l’année. (2010)

    Ivan Klíma, auteur de ‘Love and Garbage’ et ‘My mad century’


    Un livre très beau et très sérieux.

    Ádám Nádasdy, linguiste, poète et traducteur


    J’ai été absolument saisi et impressionné par ce livre (…) : il reflète l’atmosphère, les luttes de ces années (…). Sa présentation authentique des changements d’identité juive et communiste a aussi une valeur historique.

    Géza Komoróczy, historien, auteur de ‘Jewish Budapest’ et ‘l’Histoire des Juifs en Hongrie’


    Ce livre m’a profondément bouleversé (…). Non seulement par la richesse émouvante du rapport entre père et fille qu’il évoque, mais aussi par la présentation du développement interne du narrateur qui m’a beaucoup impressionné.

    István Szabó, cinéaste, directeur de ‘Mephisto’ et ‘The taste of sunshine’


    Très intéressant, très beau, je suis particulièrement ému par ce livre.

    Ádám Biró, auteur de ‘Two Jews on a train’ et ‘Les ancétres d'Ulysse’


    Il n’existe pas beaucoup des textes qui m’ont tellement bouleversé que votre description de la vie dans l’enfer de 1944 à Budapest. (…) Vos mots m’ont définitivement aidé à éclaircir le brouillard de ce monde irréel. (…) Lire ‘L’été où mon père est mort’ est un plaisir et un choc, entre autres, parce qu’il raconte mon histoire aussi !

    George Láng, auteur de ‘Nobody knows the truffles I have seen’


    En 2013 ‘L’été où mon père est mort’ a été sélectionné parmi les lectures recommandées pour la liste de Independent Foreign Fiction Prize [Prix de la fiction étrangère] par le British Booktrust. British Booktrust.


    En novembre 2013 ‘L’été où mon père est mort’ a été un des finalistes pour le prix littéraire JQ-Wingate Prize. JQ-Wingate Prize



    Critiques

     


    « Un mémoire émouvant et perspicace, rendu par une excellente traduction de George Szirtes ...»

    Elaine Feinstein, Selfless communist, Times Literary Supplement, 15. 02. 2013


    « ‘L’été où mon père est mort’ est un livre si riche qu’aucune critique littéraire n’arrive pas à le saisir. Il faut le lire. »

    Eva S. Balogh, Hungarian Spectrum, October 14, 2012


    « ... Un livre très bien écrit qui donne une image détaillée de la vie quotidienne sous le régime communiste (…). Toujours intéressant et souvent émouvant, parce qu’elle est, avant tout, une histoire profondément humaine. »

    Tom Cunliffe, A Common Reader,


    « ...…Il raconte aussi le sacrifice d’une famille et la survie d’individus dans les conditions d’enfer (…), le rejet du passé et sa découverte ; il évoque les contradictions et les demi-mensonges qu’on utilise pour s’en sortir. Mais par-dessus tout, il raconte l’amour, l’amour dans une famille, ce qui fait de ce livre un très beau conte, plein de chaleur humaine et d’une introspection poétique, écrit par quelqu’une qui honore le parole écrite.»

    The Parrish Lantern, October 12, 2012


    « ...…[ce livre] raconte l’histoire d’une famille hongroise, mais, au fond, il parle de nous tous. »

    Gillian Polack, Hearts in Translation, BiblioBuffet,


    « Le livre voyage entre les crêtes et les creux du passé et du présent, capturant des bribes de souvenirs de décennies différentes, placées au sein du récit du déclin graduel et de la mort du père à l’hôpital. »

    Vanessa Curtis, The glamorous girl with the grenades, The Jewish Quarterly, November 23, 2012


    « ...Un mémoire magnifiquement écrit (…), le récit très personnel d’une période historique fascinante (…). Il raconte comment l’on accepte la perte d’un parent, les différences entre visions du monde, et comment l’on commence à comprendre ses propres racines. »

    Kate Wilson, katejwilson, 10 December 2012


    « Dans ses plus beaux moments, le livre met en lumière les distorsions de la mémoire juive sous le régime soviétique et raconte des fragments de l’histoire des Juifs d’Europe de l’Est inconnus jusqu’à aujourd’hui.»

    Ilse Josepha Lazaroms, The Jewish Quarterly, Volume 60, Issue 1, 2013


    « ... Une chronique haute en couleurs (…) Il est particulièrement intéressant de suivre comment, pendant un voyage à Cracovie, l’auteur découvre ses origines juives jusque-là oubliées, comment elle juge ‘le nettoyage ethnique’ perpétré par des forces serbes aux cours de la guerre en Bosnie ; la conversation sur Sénèque avec un jeune Rom dans le métro de Budapest ou celui avec un anarchiste espagnol qui recommande à l’auteur la lecture d’Arthur Koestler sont également captivants. La critique anglaise qui a qualifié le livre de ‘ mémoire remarquable’, a tout à fait raison, grâce, entre autres, à sa fluide traduction anglaise par George Szirtes, poète lauréate anglais d’origine hongroise. »

    George Gömöri, World Literature Today, July 2013


    « J’ai beaucoup appris sur l’histoire de l’après-guerre en Hongrie. Bien que la quête de Yudit sur la vérité sur son père soit spécifique, elle est liée à l’expérience de beaucoup des familles qui ont vécu les traumatismes de la Deuxième Guerre Mondiale et de période de l’après- guerre. Le livre est un plaisir à lire, écrit et traduit poétiquement. »

    Sue Glynn, NewBooksMag


    « C’est un mémoire puissant. Il ressemble ‘Remind Me Who I Am’ de Linda Grant et c’est un livre merveilleux qui mérite plus d’attention.»

    Compass Points, Compass Points, 15 February 2013

     

    « Le champ s’élargit et on se rend compte qu’il s’agit d’une image de la tragédie centrale du 20ème siècle, impossible à ignorer. Kiss (..) raconte son histoire avec imagination et grâce, en nous conduisant à travers les aspects politiques, ethniques et personnelles de la vie qu’elle a traversés. »

    Robert Fulford, National Post, 7 Oct, 2014

     


    « …un livre très intéressant, plein d'entrain qui surgit de notre monde réel avec une richesse des détails captivants. Un livre aux dimensions de l’Europe de l’Est. »

    Anna Valentová, iliteratura.cz, Nov. 29. 2007


    « C’est un livre rempli de réflexions, rempli de citations, qui plonge soudain dans les profondeurs de l’âme, puis ré-émerge avec souplesse et plein d’ironie ; il a un sens ludique du temps pareil aux maitres du réalisme magique. »

    Ema Stašová, Novinky, 26 November 2010


    « Ce livre peut être lu de façons différentes. Il peut être lu comme l’histoire d’une famille juive qui se brise dans les tempêtes de l’Histoire. Comme l’histoire du développement intérieur d’une jeune femme qui essaie de définir ses idées sur la démocratie, la foi, l’appartenance et la famille. Comme une réflexion sur les questions fondamentales de notre existence. Comme un manuel vivant d’histoire, de psychologie et de philosophie. Enfin – et ce n'est pas le moins important –, comme une liste de lectures recommandées pour tout lecteur ouvert d'esprit. Certainement, tout cela est beaucoup plus qu’on attend d’habitude des lectures de qualité. Mais le lecteur qui désire recevoir des impulsions pour se développer et comprendre ne va pas être déçu. »

    Kateřina Anna Šrubařová, iliteratura.cz, 20 December 2010


    « Le style narratif de Yudit Kiss, qui à prime abord semble conventionnel, peut représenter une nouvelle façon distinctive d’écriture féminine qui est capable de faire face aux conflits, sans, au même temps, devenir conflictuelle ; qui est en mesure de présenter les problèmes dans leur contexte spécifique, avec élégance, sans identifier des ennemis et sans imposer des solutions toutes faites dès le début. »

    Marta Pató, iliteratura.cz


    « ...Le livre décrit comment une idéologie profondément ancrée est capable de détruire les relations entre des êtres humains qui devraient être les plus proches l’un de l’autre. »

    Ivana Myšková, Mozaika, ČRo Vltava Radio Station


    « C’est le niveau de perception qui élève ce livre en hauteur, la quête du sens qui n’arrête pas de s’approfondir et devient graduellement de plus en plus tendre et glaciale en même temps. Et il proclame que cette tendresse et ce sens glacial font de nous des êtres humains. De plus – s’il est possible d’y ajouter quelque chose encore – cette quête donne le sens de notre vie. »

    George Szirtes, georgeszirtes.co.uk, 23 November 2006


    « ..une confrontation cruelle avec le père, avec le période historique, avec les non-dits. Ce livre parle de la maladie et de la mort, mais aussi de vies et d’idées, dans l’ombre du 20ème siècle, dans cette Europe pleine de confusions. »

    Szabó Elvira, Zartkor.hu


    « La transformation littéraire d’une histoire de vie par un narrateur calme et détaché et le niveau de son intégration dans le contexte historique et politique évoque ‘Départ et retour’, le livre de Gyorgy Konrad.»

    Ágoston Zoltán, Élet és irodalom, 2007. Március 2., 09. szám


    « .. Le style dynamique et captivant, la richesse des métaphores et d’associations facilitent l’identification des lecteurs avec cette histoire bouleversante. »

    Balikó Helga, Alexandra Könyvjelző, III. évfolyam, 5. szám. 2007. Május


    « … en racontant cette histoire, centrée autour de la figure du père, le professeur, un communiste convaincu jusqu’à son dernier souffle et sa fille, dont la graduelle prise de conscience est aussi présentée ; en retraçant une ‘version communiste’ du destin juif, Yudit Kiss raconte au fond une histoire jamais racontée, qui, même si elle n’a jamais été explorée, continue à hanter notre vie. »

    Kardos András, Élet és irodalom, 2007. November 23., 47. szám


    « ...des récits surprenants, intéressants et émouvants au sein d’une histoire hongroise plus large ; les secrets du passé forcés à s’ouvrir.. .»

    Lőkös Ildikó, Kritika, Vol. XXXVII. No.3. 2008. Március


    « Le matériau du roman est traité avec une grande maturité, avec l’intention de montrer tout ce qu’est essentiel…»

    Kardos András, In: A. Kardos: Kritikus apák. Alföld Könyvek, Alföld Alapítvány, Debrecen, 2008.


    « Beaucoup de professionnels pourraient être jaloux en la lisant. Son écriture est précise, dense et sensorielle …elle gère très bien la tension aussi. J’aimerais en lire d’avantage ! »

    Horváth Györgyi, Litera survey on the best books of the year, 2007

     

    « Elle montre, avec une ample perspective, comment les dictatures du 20ème siècle ont formé et déformé la vie des gens. »

    Zsuzsa Szarka , Szombat, 5 July, 2014

     


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